J’ai longtemps pensé qu’un conflit se résolvait vraiment en trouvant qui avait raison

Après plusieurs années de médiation, j’ai appris que pour un conflit, c’est rarement aussi simple. Dans une situation conflictuelle, chacun arrive avec ses faits, ses arguments, ses preuves… et surtout avec son propre vécu de la situation. Et très souvent, derrière le désaccord apparent, se cache une autre réalité.

  • Une personne qui ne se sent plus respectée
  • Une confiance qui s’est détériorée
  • Un sentiment d’injustice
  • Une parole qui n’a jamais été entendue
  • Une peur de perdre quelque chose d’important.

J’ai aussi appris qu’avoir raison ne suffit pas toujours à résoudre un conflit. On peut avoir de bons arguments et rester bloqué. Parce qu’un conflit n’est pas uniquement une question de faits. C’est aussi une question de relation, de perception, d’émotions et de besoins.

Le rôle du médiateur n’est donc pas de dire qui a raison. Il est de créer les conditions pour que chacun puisse : être réellement entendu, comprendre ce qui se joue derrière les positions, retrouver un dialogue, et, lorsque cela est possible, construire une solution acceptable.

Et peut-être que la plus grande leçon que la médiation m’a donnée est celle-ci : un conflit n’est pas forcément la fin d’une relation. Parfois, c’est le moment où il devient nécessaire de changer la manière dont on se parle. C’est là que la médiation peut ouvrir un autre chemin.

Après plusieurs années de pratique, c’est cette conviction qui continue de guider mon métier.

Et vous, êtes-vous plutôt du genre à chercher le compromis à tout prix ou à imposer les faits ?

 

Et aussi

D'autres articles qui pourraient vous intéresser