Ce projet photovoltaïque doit être abordé avec méthode, depuis la signature du devis jusqu’à la réception de l’installation.
Avant toute installation, plusieurs éléments doivent être analysés : orientation et inclinaison de la toiture, ensoleillement, état de la couverture, puissance envisagée, mode de consommation de l’électricité produite et éventuelles contraintes administratives ou techniques.
Une proposition commerciale trop rapidement établie peut conduire à des attentes irréalistes concernant la production d’électricité ou les économies annoncées.
Il est donc recommandé de vérifier précisément ce qui est inclus dans le devis : nombre et caractéristiques des panneaux, onduleur, système de fixation, travaux électriques, éventuels travaux de toiture, démarches administratives, raccordement et mise en service.
Les difficultés rencontrées dans le cadre d’une installation photovoltaïque sont variées.
Il peut notamment s’agir :
- d’une production électrique inférieure aux prévisions ;
- de problèmes d’étanchéité ou de dégradation de la toiture ;
- de défauts de pose ou de fixation des panneaux ;
- d’un matériel différent de celui prévu au devis ;
- de retards dans la réalisation ou la mise en service ;
- de difficultés liées au raccordement ;
- d’un désaccord sur le montant des travaux ;
- de dysfonctionnements de l’onduleur ou d’autres équipements ;
- d’une incompréhension concernant les garanties applicables.
Le devis constitue un document essentiel pour déterminer les obligations de chacune des parties.
Avant de le signer, il convient donc de porter une attention particulière aux caractéristiques techniques de l’installation, aux délais, au prix, aux conditions de paiement et aux prestations effectivement comprises dans le contrat.
Il est également prudent de conserver l’ensemble des documents relatifs au projet : devis, factures, plans, notices techniques, échanges avec l’entreprise, photographies du chantier, procès-verbal de réception et documents relatifs au raccordement. Ces éléments peuvent s’avérer déterminants en cas de difficulté.
Lorsqu’un problème apparaît, la première étape consiste généralement à permettre aux parties de confronter leurs positions et de rechercher une solution. Une expertise peut alors permettre d’objectiver la situation : conformité de l’installation, qualité de la pose, origine d’un désordre, performances attendues ou encore nature des travaux nécessaires.
La médiation peut ensuite offrir un cadre permettant au propriétaire et à l’entreprise de rechercher une solution amiable, avec l’intervention d’un tiers neutre et impartial.
L’objectif n’est pas de désigner systématiquement un responsable, mais de comprendre les causes du différend et de rechercher une solution acceptable pour les deux parties. Choisir un professionnel compétent, vérifier précisément le contenu du devis, conserver les documents du chantier et formaliser les éventuelles réserves lors de la réception sont autant de précautions qui permettent de sécuriser le projet. Et lorsque le désaccord survient malgré tout, une démarche amiable peut permettre d’éviter qu’un différend technique ou commercial ne se transforme en procédure longue et coûteuse.